Catéchèses pour jeunes et adultes

Venez et voyez !

Jn 1, 35-39

LE CHEMIN NÉOCATÉCHUMÉNAL est un itinéraire de formation chrétienne qui permet de redécouvrir son baptême et les différentes étapes de l’initiation chrétienne à travers un cheminement en communauté, pour arriver à une foi adulte.

En 2006, une expérience de nouvelle évangélisation voit le jour en s’inscrivant dans la continuité du décret Ad Gentes du Concile Vatican II. Dans le cadre de cette missio ad gentes plusieurs familles accompagnées d’un prêtre sont envoyées à la demande de l’évêque pour former une une Église domestique inspirée du modèle des premières communautés chrétiennes avec le charisme spécifique de rendre l’Église présente aux plus lointains ainsi qu’aux non-baptisés.

À Fribourg, une missio ad gentes est née en 2012. Elle compte six familles venant d’Italie, de France, de Suisse et d’Espagne. Elle est accompagnée d’un prêtre, l’abbé Pierre Hoarau, actuel supérieur du Séminaire diocésain Redemptoris Mater de Fribourg.

  • Quand ? Deux soirées hebdomadaires, les lundis, mardis, jeudis et vendredis à 20h dans diverses salles paroissiales à Fribourg et Granges-Paccot. ( jour et lieu au choix, dans la limite des restrictions sanitaires ). Une répartition des inscrits dans plusieurs salles sera effectuée en vue du respects des restrictions sanitaires en vigueur : 5 personnes maximum par salle).
  • Infos et inscriptions auprès de Jean-Vincent et Cécile Benelli au 076 778 37 41

Cécile Benelli, une témoin lumineuse!

Je m’appelle Cécile, j’ai 33 ans, je suis mariée avec quatre enfants. Il y a maintenant vingt ans, j’avais alors 13 ans, j’ai entendu au cours d’une catéchèse telle que celle que nous allons prochainement donner à Fribourg, la bonne nouvelle que le Christ était mort et ressuscité pour moi et qu’il n’y avait aucune angoisse, aucun péché, aucune épreuve plus grande que cet amour du Christ pour moi.

Cette Parole avait alors éclairé les difficultés d’adolescente que je pouvais vivre à l’époque et était venue illuminer aussi des événements douloureux que j’avais vécu. Suite à ces catéchèses, j’ai commencé à vivre ma foi au sein d’une communauté composée de jeunes, de personnes plus âgées, de célibataires, de couples etc. C’est une expérience qui n’est pas toujours facile car nous sommes très différents les uns des autres mais qui nous permet de nous connaître vraiment et donc de pouvoir nous aimer. C’est une expérience qui m’a aussi aidée à m’aimer moi-même, ce qui n’était pas facile à l’époque et qui restera toujours un combat intérieur. En voyant que d’autres personnes vivaient les mêmes combats que moi et en acceptant que Dieu m’avait voulue telle que j’étais, j’ai pu m’engager, plus tard, dans le mariage. Cela me semblait impossible car je ne croyais pas que l’on puisse m’aimer vraiment.

Je me suis mariée après de longues études et après avoir travaillé quelque temps comme avocate à Paris. J’avais alors la vie que j’avais toujours voulu avoir, celle après laquelle j’avais couru pendant tant d’années. Nous fréquentions toujours l’Eglise et notre communauté. Cette vie, qui en toute sincérité était une « bonne vie », ne nous rendait pas malheureux mais ne nous satisfaisait pas non plus. Nous nous sentions de plus en plus « happés » par une forme de mondanité qui se révélait incapable de nous combler.

C’est de là qu’est né le désir de partir comme famille en mission et de se mettre à disposition de l’Église et de son évangélisation. Nous avons été envoyés à Fribourg, la ville “la plus catholique de Suisse” !

Mais ici, comme partout, nous avons vu que beaucoup de personnes souffrent de solitude, de blessures familiales et de bien d’autres difficultés encore. Avec mon mari, nous avons expérimenté dans nos familles respectives et aujourd’hui dans le mariage que le pardon est possible grâce à Jésus-Christ. La foi chrétienne nous a fait expérimenter comme un événement, un fait, la grâce du pardon, malgré nos limites et incapacités. C’est un cadeau immense et gratuit.

Il est possible de pardonner et d’aimer parce que le Christ nous aime et nous pardonne. C’est cette nouvelle, qui s’incarne dans l’histoire concrète des personnes, qui n’est pas une théorie, que nous souhaitons annoncer notamment par le biais des catéchèses.