La foi dans la tempête 

Par Loris Musumeci

Tout s’acharne sur moi ! La maladie, les difficultés financières, les mésententes familiales… Qui n’a jamais eu l’impression de se retrouver au cœur d’une tempête ? Quelle que soit l’ampleur de problème, tout un chacun peut se sentir à deux doigts de couler. Il y a des situations réellement dramatiques, à l’instar de l’annonce d’une maladie lourde ; d’autres qui le sont objectivement moins, mais qui secouent presque autant, comme être largué par l’amour de sa vie.  

C’est ainsi que cette fameuse tempête semble davantage venir des impressions de celui qui vit des difficultés que du ciel lui-même. Il y a tant d’exemples de personnes à l’agonie, de parents d’enfants malades, de pauvres qui vivent dans la misère et qui ne semblent en tout cas pas se trouver dans la tempête. Certes ils souffrent dans leur chair, certes ils sont peinés de voir leur petite fille tétraplégique, certes ils n’ont même pas assez d’argent pour subvenir aux besoins de leur famille. Pourtant brille dans leur regard une lueur spéciale : celle de la confiance.  

Le cas contraire est bien représenté aussi dans notre société qui souffre massivement de dépression. La santé physique y est, les finances tournent, mon travail me plaît, j’ai deux enfants dont je suis fier, et pourtant la tempête semble être permanente. C’est un regard vide que le mien : un regard vide de confiance. Un regard qui se fige sur les quelques nuages au loin.  

Cela peut sembler facile à dire, mais la tempête et les problèmes qui nous entourent dépendent aussi de notre regard. Loin de moi de vouloir arriver à la conclusion que la clef dans la vie c’est d’être positif quoi qu’il arrive, amen. Ce qui est jeu ici est bien plus grand que l’optimisme, c’est la foi.  

Avec ou sans le Christ, il y a des tempêtes dans la vie, c’est un fait. D’ailleurs dans l’Évangile de ce dimanche, les apôtres sont bien avec Jésus, et néanmoins dans la tempête. Ce qui change tout, c’est où je mets ma confiance lors de ces tempêtes. Si ma confiance est foi en Jésus, d’une manière ou d’une autre le vent tombera. Et même si le vent ne tombait pas ici-bas, je sais que je ne suis pas seul, et que j’ai un Seigneur qui ne me lâchera pas, qui ira au bout avec moi, jusqu’à mon dernier souffle.